Ils avaient en commun leur intérêt pour la société de leur époque et leurs activités d’illustrateurs pour la presse, alors en plein essor. Honoré Daumier (1808-1879), Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923) et Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) sont réunis pour la première fois dans une exposition.
Maître de la caricature, le premier suivait de son trait ironique l’actualité sociale et politique. Pour les planches quotidiennes qu’il livrait au Charivari et à La Caricature, il croquait des scènes de rue et s’amusait de ces Parisiens faisant la queue pour le théâtre ou découvrant les transports en commun et le tout nouveau macadam.
Moins satirique et plus tendre, Steinlen observe le petit peuple qui l’entoure, n’hésitant pas à dénoncer les injustices sociales en bon héritier de la Commune. Bien que né à Lausanne, ce Suisse naturalisé avait eu un coup de cœur pour Montmartre¸ où il habitait et côtoyait les grisettes, les poissonnières, les blanchisseuses,...







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