S'il est une littérature plurielle, irréductible à quelque géant que ce soit - serait-ce Balzac -, c'est bien la française. Voltaire et sa coterie philosophique n'épuisent pas les Lumières. Marivaux, Rousseau, Restif, entre autres, font contrepoids. En dépit de ses dimensions, Hugo est loin d'embrasser le tout du romantisme, dont bien des terres inconnues ont été explorées par Stendhal, Nerval, Vigny, mais aussi par Théophile Gautier, l'autre géant poétique de l'époque.
Gautier n'est certes pas absent des librairies françaises (deux volumes de la «Pléiade», plusieurs Folio ou GF, des «Œuvres complètes» en cours chez Champion), mais la réduction actuelle du...





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