Le coup de cœur d'Eric Naulleau: avec « Singe », l’écrivain-avocat François Gibault plaide brillamment la cause de la littérature.
« Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder fixement », disait La Rochefoucauld. « Et soi-même pas davantage », ajouterait sans nul doute François Gibault. Comment définir ce livre ? Le portrait d’un homme auquel ses presque quatre fois vingt ans feraient obligation de jeter bas tous les masques et d’enfin montrer son visage à nu ? Oui, même si l’avocat de profession garde plus d’un effet dans sa manche et s’observe parfois avec ironie plaider sa propre cause : « Pour tenter d’émouvoir mon public, les vieilles dames, les demoiselles et les
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